Quand le ciel parle

Il y a quelques années, alors que j'habitais Paris, près de la manufacture des Gobelins, j'avais pris l'habitude de passer quelques heures au Jardin des Plantes, lorsque le temps le permettait.

Un samedi très ensoleillé de la fin de l'hiver, alors que j'étais assise sur l'un des bancs de pierre de l'une des deux allées arborées qui longent le parterre principal de l'un des plus beaux jardins fleuris de Paris, je levais les yeux aux ciel pour le contempler.

Etonnement et brin de stupeur : il était écrit "Ne basphémer pas le ciel"! J'équarquillais les yeux, essayait de distinguer chacune des lettres qui formaient le message. Ces lettres étaient comme des nuages qui commençaient à se dissiper, rendant la lecture du message de plus en plus trouble.

J'avais l'impression d'être la seule à avoir remarquer cette étrange attraction, quand un couple et leurs deux enfants passant devant moi, j'entendis, la petite fille qui devait avoir 5 ou 6 ans et tenait son père par la main lui dire en regardant en l'air :"Papa! Papa! qu'est-ce que c'est écrit?

Et le papa continuant sa marche de répondre : "c'est rien, c'est rien".

Le couple et les enfants continuèrent leur promenade matinale, la petite fille gardant sa question au plus profond d'elle-même jusqu'à ce que la vie lui apprenne la signification du verbe "blasphémer" :

Verbe transitif indirect-tenir des propos injurieux contre des personnes ou des choses respectables.Sens littéraire : outrager ce qui est digne de respect - Blasphémer le nom de Dieu. Source Encyclopédie Larrousse.

Alors que les lettres laissées dans son sillage par un avion qui avait déjà disparu, se dissipaient de plus en plus jusqu'à en être presque illisibles, sauf le mot "ciel", je me demandais si je n'avais pas "rêvé", comme ce soir d'hiver proche des fêtes de fin d'année, alors que mes parents recevaient de la famille pour le dîner, moi, à peine plus âgée que cette petite fille, je vis le Père Noël qui nous regardait au travers de la fenêtre de la salle à manger.

"Papa!Papa! c'est le Père Noêl, regarde!"; et mon père de me dire : "c'est ça, allez mange!" et les convives d'en faire autant! c'est pas grave, j'étais sûr de l'avoir vu et retournais vivre dans mon monde d'enfant qui croit au surnaturel, à l'irréel, au féérique.


Mais retournons au Jardin des Plantes pour en repartir aussitôt car troublée par ce qui s'était passé j'avais hate de regarder ce que disait "La petite voix" d'Eileen Caddy à la date du jour:



Nous étions le 27 février


Tu dois reconnaître ta liberté afin de pouvoir voler spirituellement à de grandes hauteurs.Sinon tu es comme un oiseau en cage qui,même lorsque la porte est grande ouverte et qu'il est libre de voler où il veut, ne remarque pas sa liberté et continue à voleter dans sa cage, n'allant nulle part. Tu peux traverser ta vie entière comme cet oiseau, captif et complètement aveugle, sauf si tu reconnais ta liberté, que tu l'acceptes et l'utilise comme elle devrait être utilisée, dans les domaines de l'Esprit,où il n'y a aucune limitation, frontière ou barrière pour te retenir. Tous les êtres humains sont libres, si seulement ils voulaient bien le reconnaître et l'accepter.Cette liberté t'es offerte, mais tu dois l'accepter avant de pouvoir l'utiliser. Pourquoi ne pas accepter ta liberté dès maintenant, et prendre concience que tu n'es lié à personne ni à rien, et que tu peux faire tout ce que tu désires.



Vive la Liberté, Vive la Vie


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